Un froid glacial, celui qui s’infiltre sous le tissu, tel un cadavre qui tente d’abuser de vous.
Puis ce calme. Je n’avais jamais vu mon quartier aussi calme, même à cette heure de la nuit.
Un silence oppressant, qui assure le sursaut lorsque le moindre son retentira. Alors malgré tout, on prie pour que le silence persiste, et on cherche à ne pas le briser.
C’est dans ce chaos, que m’est venue la question si essentielle à mon issue.
Où vais-je?
Mais il me fallait d’abord répondre à « où suis-je? ».
Puis tout s’est dessiné devant moi; une toile d’interrogations s’étendant à l’infini. Chaque question en amenant une autre pour seule réponse à la précédente.
Je trouvais là, une raison particulièrement valable de repousser une énième fois, le moment fatidique de réfléchir à mon avenir.
Nous verrons bien demain où j’étais hier.



